Interview de La Tomillo

Souriante et très féminine, La Tomillo nous a reçu chaleureusement dans sa loge, à l’issue de la représentation qu’elle a donné ce soir là , au Théâtre Municipal de Castres. Nous étions encore tout imprégnés des couleurs et des sensations fortes que nous avions vécues durant ce spectacle tandis que nous entamions l’interview qui suit :

-  La Tomillo, pourquoi as-tu choisi de nommer ton spectacle ’Color Flamenco’ (Couleur Flamenco) ?

- Tout d’abord, comme le titre l’indique, nous souhaitions à la fois donner, voir, entendre non seulement les gestes et les moments du Flamenco, mais aussi les couleurs inhérentes à cet art et à cette culture. Nous avons fait une recherche sur les costumes et les couleurs, recherche qui me parait importante de mener pour évoquer l’Andalousie. L’Andalousie est une région très colorée et les andalous aiment les couleurs...

-  Le spectacle évoque donc l’esprit et la vie en Andalousie, n’est ce pas ?

- Oui, d’autant plus qu’une partie de la troupe vient d’Almeria, ville qui se situe en Andalousie et ,de surcroît, au bord de la mer. Les couleurs y sont encore plus fortes et plus saisissantes. Outre le travail sur les couleurs et les costumes qui constituent la touche finale de notre travail, nous avons fait, en amont, une recherche sur la danse et les musiques à partir des structures fondamentales du Flamenco. Nous avons étudié avec des grands maîtres, nous avons beaucoup écouté, beaucoup vu. Toutes les danses que nous avons faites sont réalisées à partir d’improvisations que nous avons menées, mon mari Ramon et moi. Nous collaborons tous les deux, pas à pas, sur plusieurs années. Cette création est le fruit de tout cela.

-  Les thèmes que nous avons entendus sont des compositions personnelles de Ramon...n’est ce pas ?

- Il y a une esthétique globale celle du Flamenco, dont on nous n’avons pas envie de nous éloigner car elle est très forte, puissante, très significative. A partir de cela, nous donnons notre traduction personnelle de cet art. Il en est de même pour la guitare. Le fond musical du Flamenco est très riche. Le guitariste puise dedans et se l’approprie. Il s’agit vraiment d’une tradition vivante dont chacun s’inspire et le fait à sa guise tout en respectant les normes très précises.

-  Comment es-tu venue au Flamenco ?

- En plus du fait que j’ai une partie de ma famille qui habite à Almeria, j’ai toujours été attirée par cet art. Par concours de circonstance, j’ai pu l’étudier à l’Academia Amor de Dios à Madrid car je savais qu’il était nécessaire de faire un travail en profondeur. En Andalousie, avec Ramon, j’ai connu les milieux d’aficionados et là j’ai eu une autre approche, plus spontanée et plus libre.

-  Tu es basée à Toulouse actuellement...

- Oui, nous avons ouvert notre académie de Flamenco à Toulouse, il y a plusieurs années et nous avons donné nos premiers spectacles vers 1991. Depuis, je crée et interprète les chorégraphies de ma Compagnie.

-  Quelles sont les activités que tu proposes dans ton école ?

- Nous proposons des cours de danse et de guitare Flamencas. J’enseigne la danse Flamenca avec beaucoup de plaisir.

-  Quand est-ce que le public pourra te retrouver sur scène ?

- Le vendredi 9 février prochain nous passons au Moulin à ROQUES-SUR-GARONNE ; c’est un centre culturel crée pour le développement de la culture occitane et ibérique.

-  Merci La Tomillo et à très bientôt !

interview réalisée par Isabelle Jacq.


Musique Alhambra, octobre 2007