Visa pour le flamenco

"Un espace clair et spacieux ouvrant sur un jardin privé... La Tomillo, atelier de danses sévillanes, flamenco et de guitare prend le chemin de la rentrée. Sous le talent de Ramon et de Fernandez, (plus connue sous son nom de scène, La Tomillo), c’est la culture de l’Espagne qui pousse sa corne dans une rue tranquille du quartier Marengo. Un travail sur le corps, spécifique du flamenco, assorti d’une élaboration rigoureuse à la guitare et le chant, complètent le rapport amoureux entre la musique et le mouvement. « Comment donner souffle à l’un sans respirer l’autre ? », avoue la Tomillo, remarquable danseuse de flamenco, ancienne élève de l’Académie de flamenco de Madrid. Cet atelier ouvert il y a dix ans compte 120 élèves de tous âges. « Le flamenco ne vieillit pas, aiment dire Ramon et La Tomillo. Cette tradition très forte dépasse le temps ».

A la fois séductrice et amoureuse, cette danse est une expression forte et vigoureuse où l’évolution de la gestuelle est permanente. « Le flamenco suit son époque et ses méandres, note Ramon. C’est tout excepté une danse muette ». Une chorégraphie exigeante aussi. Où le danseur ne doit pas compter ses efforts et ses heures de travail pour acquérir les bases et le style propre au flamenco. « Après, l’imaginaire et la liberté de chacun remplit ses fonctions pour continuer la création ».

Outre un spectacle prévu au centre culturel Delbals le 10 novembre prochain, des projets dans le Tarn-et-Garonne et à Mautauban figurent déjà à l’agenda des ateliers La Tomillo. Pour conclure, ce professeur rappelle les préceptes d’un bon danseur de flamenco :« Il aime voir bouger son corps et il possède cette motivation si profonde que l’on nomme : elduende ». Autrement dit l’émotion totale.

La dépêche de Toulouse 22 septembre 2005 S.G